Chaque jour qui passe, on fait des fautes de français courantes sans même s’en rendre compte et on balance des pléonasmes à qui veut bien les entendre. « Je monte en haut », « j’oppose mon véto », « j’applaudis des deux mains » et autres phrases truffées de fautes qu’on devrait autoriser parce que bon, y a pas mort d’homme. Pire encore, il y a des pléonasmes cachés dans les articles, les COD et tous ces autres trucs de littéraire (j’ai fait ES). Heureusement, on est là pour vous rappeler à l’ordre.

C’est de ça dont je parle

Dans cette phrase, « de » et « dont » renvoient tous deux au même complément d’objet indirect et des gens dans des bureaux ont décidé que ce n’était pas correct.

Ce qu’il faut dire : C’est de lui que je te parle », ou « C’est lui dont je te parle ».

Ou alors : « Le mec que jte disais l’autre jour là »

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Il est parti à la ferme des liens cassés pour prendre des petites vacances, il est avec tous ses copains, ne t'inquiète pas.

C’est là où je vais

« Là » et « où » sont deux adverbes de lieu et il faut faire des choix dans la vie.

Ce qu’il faut dire : « C’est là que je vais » ou « je vais là » parce que c’est tout de même moins long.

Ou alors : « Lâche-moi, je t’ai pas invité »

Lorgner sur

Lorgner est un verbe transitif, on ne rajoute donc rien derrière. Par contre, on peut dire « loucher sur des gâteaux ».

Ce qu’il faut dire : « Lorgner des gâteaux »

Ou alors : « L’or n’y est pas, on rentre à la maison »

Voire même

L’expression « voire même » peut être considérée comme un pléonasme puisque « voire » est la forme elliptique de « vraiment » (on utilise des mots compliqués pour faire intelligent).

Ce qu’il faut dire : « Voire » tout seul, comme un grand

Ou alors : « Ou même carrément un truc encore mieux »

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Il est parti à la ferme des liens cassés pour prendre des petites vacances, il est avec tous ses copains, ne t'inquiète pas.

C’est à lui à qui j’ai affaire

On ne peut pas utiliser deux tournures introduisant un complément d’objet indirect dans la même phrase, il faut utiliser « à qui » ou « à lui » mais pas les deux bon sang !

Ce qu’il faut dire : « C’est à lui que j’ai affaire ».

Ou alors : « C’est à l’huile que j’aime les frire » mais ça n’a rien à voir.

À cela, j’y fais attention

Le « y » dans la phrase fait référence au « cela » qu’on a déjà utilisé, il est donc inutile. On utilise « y » dans les phrases suivantes pour ne pas avoir à se répéter.

Ce qu’il faut dire : « À cela, je fais attention » ou « J’y fais attention ».

Ou alors : « Jferai attention à ton truc de merde tkt même pas »

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Il est parti à la ferme des liens cassés pour prendre des petites vacances, il est avec tous ses copains, ne t'inquiète pas.

Devenir par la suite

On sort un peu de la grammaire mais il est est inutile d’ajouter « par la suite » puisque « devenir » inclut déjà une notion de futur.

Ce qu’il faut dire : « Devenir » tout seul, ce bolosse

Ou alors : « Ne jamais devenir quelqu’un et décevoir ses parents, comme prévu. »

Talonner de près

« Talonner » signifie « suivre de très près » (suivre les talons des gens devant soi), il est donc impossible de talonner quelqu’un de loin.

Ce qu’il faut dire : « Talonner » ou « Suivre de très près »

Ou alors : « Stalker comme un gros taré »

Sources : L’Etudiant